Die Schweiz und die EU - Für einander geschaffen

Vendredi 23 Janvier 2015 - écrit par Jacques Janin

La grande illusion, c’est d’avoir cru et de continuer de croire que, dans une économie mondialisée pratiquant le libre-échange et la libre circulation des capitaux, il est possible au petit îlot suisse de maintenir à long terme son franc à parité constante avec la monnaie de son marché extérieur le plus important


Parmi les nombreux commentaires, peu admettent que la Banque nationale n’avait pas d’autre choix que l’abandon du taux plancher, si ce n’est celui du moment; et encore moins d’observateurs indiquent pour l’avenir des solutions vraiment rassurantes. On imagine des moyens d’atténuer le choc, mais on n’évoque aucune solution propre à supprimer le choc.

Si la Suisse - ce qui est souhaitable - continue d’être relativement plus prospère que ses voisines, bien gérée économiquement avec une bonne gouvernance politique, donc attractive, il est évident qu’elle doit s’attendre à une appréciation régulière de sa monnaie. Aussi, a minima, mieux vaut de petits ajustements fréquents qu’un tsounami tous les 3 ou 5 ans.

Par la petitesse de son volume financier face à la masse monétaire globale, la Suisse est un caillou sur un volcan dont les éruptions sont programmées à fréquence plus ou moins régulière. La course en solitaire permet des échappées momentanées, mais le coureur isolé s’épuise et il est rattrapé par le peloton, qui le bat à l’emballage final.

Pour s’affranchir des bourrasques de change, la Suisse doit jouer collectif en Europe.
Comme l’a relevé le Conseiller aux Etats Luc Recordon, « on n’en serait pas là si on avait adopté l’euro comme monnaie. Sa faiblesse doperait notre économie au lieu de la pénaliser ».

Il n’est pas trop tôt d’amorcer l’engagement dans le seul chemin salvateur.


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